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Installation du comité de suivi

mardi 14 juillet 2009

Notre compte-rendu et nos observations.

Une atmosphère nouvelle s’est heureusement dégagée de la réunion inaugurale du comité de suivi regroupant une soixantaine de participants à Cressensac ce 9 juillet 2009.

Le président Miquel a débuté la rencontre par la mise au point de la politique qu’il va désormais poursuivre dans le sens de l’obtention du plus large consensus possible avec deux impératifs nouvellement soulignés : le respect de l’environnement et les coûts. Par ailleurs, il va s’efforcer de renforcer le lien avec la Corrèze et son président. Celui-ci a une nouvelle fois précisé que son département participera financièrement à la réalisation du projet, comme il contribue aux frais des études. Néanmoins, tous les chiffres qui ont été avancés (population du bassin biarnais, temps de déplacement, etc.) nous ont paru flous et discutables ; ils devront être à l’avenir sérieusement précisés (évaluation des flux V.L et P.L, sur tous les itinéraires actuellement empruntés).

Le projet qui réunira le plus grand nombre possible d’éléments favorables deviendra l’oeuvre de tous dans la plus grande transparence. Mais la décision finale n’en appartiendra pas moins à l’autorité légalement compétente : le conseil général du Lot . Dans les trois scenarii possibles, celui de la « co-élaboration » qui a été majoritairement choisi, nous rend partie prenante dans un mode de concertation exigeant qui s’inscrit au sein de « la commission nationale du débat public ». Ce processus de co-élaboration est suivi pour les réalisations les plus importantes : la ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges par exemple. Dans ce cadre, le bureau d’études qui procédera aux prospections de fond (le conseil général du Lot ne le choisira qu’ à l’automne) fournira au fur et à mesure au comité, dans des ateliers thématiques, tous les éléments contribuant au choix du tracé final. Cette précision répond, en quelque sorte, à notre demande de travail en groupe restreint.

Conformément au souhait que notre association avait formulé avec force, les débats seront arbitrés par une personnalité censée être indépendante et appartenant à un grand corps de l’Etat. Le président a proposé de s’effacer devant un ingénieur des Ponts et chaussées : M. Henri Collin, aujourd’hui en retraite. Ce haut-fonctionnaire doit présenter toutes les garanties de compétence et d’impartialité, outre d’incontestables qualités humaines ; son C.V sera communiqué. Il tiendra le rôle de garant.

Deux maires de communes directement concernées, ont fait valoir leurs réserves. M. François Patier ( Nespouls) s’est étonné qu’aucun représentant des A.S.F n’ait été convié, ce qui rejoint notre volonté d’une étude des fuseaux intégrant liaison avec échangeur complet (54) et exonération de péage pour les P.L. Au surplus, M. Patier a fait des réserves sur la personnalité de M. Collin, ex-collaborateur proche du conseil général du Lot. M. Habib Fenni (Sarrazac) a demandé que le comité de suivi intègre le cumul des nuisances touchant plus durement les habitants de sa commune et d’autres voisines ( aéroport, zone d’activités et autoroute...). Nous ne sommes pas sans avoir, nous aussi, nos réserves. Que signifie en-effet cet élargissement du réseau médian entre Mirandol ( D 740) et l’échangeur 54, à travers le causse que nous souhaitons préserver, tant au nord de Martel qu’à Nespouls ? Que signifie, sinon pour contourner l’opposition de Nespouls, cet infléchissement de la base du fuseau nord vers Cressensac où le raccordement direct à l’A 20 reste problématique, sauf construction d’un nouvel échangeur ? Par ailleurs, l’utilisation de la voie ferrée demeure toujours aussi négligée malgré les remarques formulées par Mme Patricia Broussolle (SCOT de Brive), qui a également rappelé le rôle de la future rocade sud vers l’A 20 dans l’aménagement de la circulation autour du grand Brive.

Un site internet interactif proposé par le président du conseil général du Lot permettra une concertation élargie à l’ensemble de la population mise à contribution pour sa connaissance des terroirs. C’est positif.

Au total, disons notre satisfaction d’avoir obtenu dans l’intérêt général gain de cause sur toutes nos revendications : comité de suivi, présidence indépendante, co-élaboration, travail en groupe restreint et surtout respect absolu de l’environnement. Mais évidemment tout reste désormais à mettre en oeuvre...

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