samedi 30 janvier 2010
Nous versons au débat un rappel historique des évènements depuis plus de quinze ans et proposons des réflexions et solutions raisonnées.
Nous pensons qu’une issue respectueuse de notre environnement , soucieuse de l’aménagement de notre territoire et économiquement satisfaisante peut être trouvée rapidement.
Notre réflexion est d’affirmer qu’il y a un problème de transit de P.L. entre Biars et l’autoroute A 20 et que sa résolution conduit à privilégier un axe qui soulage les autres liaisons et améliore tout le trafic en sécurité et rapidité. Pour des raisons liées à l’environnement et aux coûts ainsi qu’aux oppositions prévisibles des riverains, nous mettons en avant la nécessité d’utiliser au maximum les chaussées existantes ainsi que les emprises déjà présentes sur le terrain.
Nous pensons que le conseil général du Lot avait cette même philosophie quand il a examiné et décidé entre 1994 et 2008 les trois tracés qui ont été remis en question ultérieurement.
1- Le premier tracé décidé par le conseil général du Lot en 1994 était à notre avis le meilleur. Il contournait Vayrac par le sud et, par des aménagements parfaitement possibles, empruntait la côte des Mathieux : cet itinéraire est expliqué aux citoyens du Lot dans la revue « Contact » d’octobre 1994, le magazine d’informations du conseil général du Lot et sera remis en cause et abandonné sans aucune explication. Persuadé de son bien-fondé, nous avons consulté en 2004 un ingénieur des Arts et Métiers, spécialiste de la voirie, J- P. Loubignac, qui a reformulé avec nous cet itinéraire qui contourne Martel par l’est ou par le sud et rejoint l’A 20 à l’échangeur 54 (Cuzance).
2- Le deuxième tracé décidé par le conseil général du Lot qui a fait l’objet d’une D.U.P en 2002 devait être complété sur la Corrèze : celle- ci n’a pas donné suite à ce projet principalement à cause de l’impossibilité de traverser le secteur du gouffre de La Fage où des espèces animales uniques en Europe sont protégées. Notre association quant à elle a introduit une action en annulation de la DUP du Lot car nous estimions principalement qu’à la suite de la catastrophe du Mont-Blanc un mini-tunnel de moins de trois cent mètres obligeait à la construction aux extrémités nord et sud de tranchées ouvertes saccageant le paysage. La cour administrative d ’appel de Bordeaux a annulé cette DUP. Il y a eu là effectivement une perte de temps mais nous avions proposé au préfet du Lot de retirer notre action suite à la défection de la Corrèze et nous n’avons pas été entendu. M. Loubignac explique dans le document daté du 31 juillet 2004 les difficultés qu’auraitent engendrées ce mini-tunnel.
3- Le troisiéme tracé que nous avions suggéré a été décidé à l’unanimité par le conseil général du Lot le 12 septembre 2005. Curieusement, ce tracé marque le pas pendant près de trois ans et lors d’une explication de sa mise en oeuvre à Vayrac en mai 2008, un collectif qui sera transformé ultérieurement en association sous le nom de « Condat dans la Tourmente » obtient sa remise en cause.
On connaît la suite des péripéties qui nous ont conduit depuis juillet 2009 à cette phase de concertation par la co-élaboration dont nous avons demandé l’existence à travers un Comité de suivi et dont nous approuvons le fonctionnement jusqu’à présent.
Trois objectifs principaux :
1.Une nécessité semble de plus en plus s’imposer quel que soit le choix de chacun : le besoin qu’a le nord du Lot d’avoir un échangeur complet à Cuzance desservi par l’excellente RD 840. C’est un élément essentiel d’aménagement du territoire. Cela permet d ’améliorer la liaison avec Cahors et Toulouse, d’irriguer les bassins de Biars-Bretenoux, Vayrac et Martel et facilite dans les deux sens l’ouverture sur Brive et Souillac. En outre puisque le conseil général met toute son énergie à construire la zone d’activités de Gignac-Cressensac appelée PAHQ « Parc du Haut-Quercy », la desserte s’impose par la voie d’un échangeur de proximité pour épargner Nespouls avec l’étranglement de Reyjade et soulager Cressensac.
2.Pour le tracé à privilégier, le choix est à faire, à nos yeux, entre les deux tracés déjà choisis par le Lot. Nous croyons que le premier ( via Saint-Denis-prés- Martel ) 1994 est plus logique, plus rapide, plus direct et a l’avantage de soulager la route sensible qui longe la vallée de la Tourmente entre Vayrac, Saint-Michel-de-Bannières, Condat, les Quatre-Routes-du-Lot et Turenne-Gare. En plus, il nécessite moins d’emprise sur des voies vicinales à mettre aux normes entre Condat, Les-Quatre-Routes-du-Lot et Strenquels (3ème tracé 2005).
3.La réalisation de l’un ou l’autre de ces tracés permet l’allègement de tous les axes qui mènent soit à Brive soit à l’autoroute A20, et pour lesquels des améliorations de toute façon sont nécessaires pour la sécurité des usagers et des riverains. Il faut diversifier les flux.
Six conséquences :
1-La déviation de Vayrac par le sud ou par l’est est partie intégrante du tracé choisi. Il faut ne pas prendre trop tôt la nouvelle DUP.
2-La commune des Quatre-Routes-du-Lot , allégé du trafic P.L.doit se calquer sur le règlement de police de Turenne et interdire le stationnement sur son axe nord-sud : elle peut optimiser les six ou sept parkings de proximité dont elle dispose:gare, poste et mairie,maison de la presse,foirail, barrière,boulangerie...
3-Le passage par la RD 19 qui traverse la forêt de Turenne et débouche au sein du village de Nespouls doit continuer à être interdit aux P.L.
4-Le passage par la Vapaudie et la zone de chasse du gouffre de la Fage doit être interdit aux P.L
5-La RD 158 entre Montplaisir et Le Pont de Coudert doit être calibrée et reliée à l’A 20 pour permettre un trafic P.L par Beaulieu-sur-Dordogne, Meyssac jusqu’à l’échangeur 52. Cet aménagement a été réactualisé par le conseil général de la Corrèze en 2005 !Il peut être la préfiguration d’un segment du contournement sud de Brive. Parallèlement, la liaison de plus en plus empruntée entre Jugeals-Nazareth et Pont de Coudert (RD 73) peut être largement améliorée.
6-Enfin, il est temps de remettre en place une liaison ferroviaire de qualité entre Biars/ Bretenoux et Brive. Bien que l’organisation actuelle des collectivités locales ne permettent pas au conseil général de s’intéresser au fer, prévoyons d’organiser le trafic par des opérateurs de proximité tel que nous le présentent des personnalités comme le président Malvy et Patricia Broussolle, vice-présidente de la CAB et responsable du SCOT.
Nous joignons à la suite de ce « mémo » un corpus de documents qui jalonnent le suivi du dossier par notre association entre 2005 et 2009.- Remis à M. Henri Colin.