vendredi 12 juin 2009
On nous questionne.
Pourquoi le tunnel sous Turenne n’était pas une bonne solution ?
Communiqué Liaison routière Biars-A 20
Le second abandon (tunnel sous Turenne, 2005) : ce qu’il faut savoir.
Lors des rencontres entre les responsables de Turenne-Environnement et les élus, les journalistes, ainsi que les adhérents d’autres associations, une question revient régulièrement : « C’est de votre faute...Si à partir de 2002, vous n’aviez pas empêché la route de passer sous Turenne, on n’en serait pas là... » : comme le regret d’une solution évidente.
Le coût du projet de tunnel selon les nouvelles normes consécutives à la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc intervenue en 1999 ne permettait plus sa réalisation . Il fallait un double tubage au-delà de 300 mètres et cela devenait financièrement impossible.
Le conseil général de la Corrèze s’est alors orienté vers un mini-tunnel de 290 mètres.
Vous constaterez sur le schéma joint que la nécessité financière de ne pas dépasser une longueur de tunnel de 300 mètres obligeait de recourir, dans ce remarquable site en voie de classement, à la construction de deux tranchées ouvertes qui défiguraient tout simplement les lieux. Nous avons fait valoir nos craintes et entamé parallèlement une procédure contre la Déclaration d’Utilité Publique du préfet du Lot qui prévoyait d’amener la route au pied de l’ouvrage, que le conseil général du Lot s’était engagé à financer pour une part.
Le département de la Corrèze a fini, en 2005, par tirer la conclusion qui s’imposait, d’autant plus que les terrains marno-argileux qui entourent Turenne sont à l’aplomb de la vallée de la Tourmente et sont sujet à la solifluxion et aux glissements de terrain. Sans oublier la ZNIEFF de la Fage.
Turenne-Environnement a immédiatement proposé , après confirmation du retrait de ce tracé nord par le président Miquel le 22 juillet 2005, de retirer son action en justice devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Notre lettre recommandée au préfet du Lot du 31 juillet 2005 demande l’abrogation de l’arrêté devenu inutile, afin de permettre l’arrêt de la procédure et la mise en place d’un tracé lotois le plus vite possible. Elle n’a jamais eu de réponse. Turenne-Environnement a gagné en 2007 un procès que le bon sens aurait dû clore deux ans auparavant. Quel temps perdu !
En conclusion, ce tracé était purement et simplement le saccage d’un site exceptionnel... Nous revendiquons haut et clair d’avoir aidé à éviter l’irréparable par nos actions de défense et de promotion de la butte de Turenne...
Turenne, le 5 juin 2009